Fermer la Fenêtre 

Rapport de Michel Pebereau au Premier Ministre sur l’état de la dette,

Décembre 2005 – www.minefi.gouv.fr/performance/pdf/Pebereau_synthese.pdf

Entre 1980 et 2004, la dette de la France a été multipliée par 5 en euros constants. Elle s'élevait à 206 milliards d'euros en 1980 et à 1067 milliards d'euros à la fin 2004. L'augmentation étant donc en moyenne de 6% par an. Dans le budget 2005, le remboursement des intérêts de la dette représente 40 milliards d'euros soit plus que le budget de la défense. À cette dette doit être ajouté les prévisions de dettes correspondant aux engagements de l'État, dont notamment la retraite des fonctionnaires, ce qui élève le montant à plus de 2000 milliards d'euros.

Le rapport Pebereau sous-estime encore notre dette. Il ne tient pas compte du coût des fonctionnaires depuis leur embauche jusqu’à leur décès.

Ces chiffres, communiqués par la Banque de France, ne considèrent pas les engagements qui pèsent sur l’Etat, comme on doit le faire normalement en comptabilité privée qui sont, pour l’essentiel, composés des retraites de fonctionnaires dues pour les prochaines années aux retraités ou aux futurs retraités (45% des dépenses de l’Etat reposent sur les salaires et les retraites des fonctionnaires).

 

EXPLOSION DE LA DETTE EN 25 ANS

La dette publique n’est pas de 1 100 milliards d’euros

Elle est plus proche des 3 000 milliards d’euros

 

La dette publique n’est pas de 65% du PIB

mais de 200%

 

La dette publique augmente de

2 000 euros par seconde !

 

LA France EN FAILLITE !

Toute caisse de retraite procède régulièrement à des calculs pour constituer des provisions en prévision des paiements des retraites. Ce calcul est obligatoire pour toutes les caisses de retraite et figure au passif de la caisse.

Mais l’Etat ne procède jamais (sauf avec le rapport Pebereau) à ce calcul. L’Etat ne se donne pas la peine de publier un bilan. Pas de bilan, donc pas de passif, donc pas d’engagements au titre des retraites. Donc, pas de réserves à constituer pour les retraites. C’est proprement irresponsable ! !

Dans le privé, lorsque quelqu’un est embauché, personne ne prend l’engagement de le payer, d’abord en salaires, puis en retraite, jusqu’à la fin de ses jours.

L’ETAT, SI ! !

 Le rapport Pebereau fait l’impasse sur ces engagements considérables de l’Etat, sur le salaire, puis la retraite à vie du fonctionnaire, puis, éventuellement, de continuer à servir (à sa veuve) cette pension.

 

Selon ce rapport, si l’Etat vendait le château de Versailles au prix fort, la tour Eiffel, le Musée du Louvre, tout son patrimoine, l’Etat français ne pourrait honorer ses engagements sur les retraites et les salaires.

Le roi est nu, nos arrières petits enfants déjà endettés et l’avenir de notre système fiscal totalement compromis.

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