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Article du jeudi 29 mars 2007

Michèle Morel, MPF :
« Combattre le socialisme là où il est installé »

Après avoir été conseillère régionale FN, conseillère municipale MNR à Bron, Michèle Morel revient à Villeurbanne pour les législatives sous l'étiquette villiériste

Michèle Morel n'est pas vraiment une inconnue sur la circonscription, même si elle revient de Bron avec un nouveau label : le MPF (Mouvement pour la France) de Philippe de Villiers. Agée de 60 ans, gestionnaire dans une clinique, elle a déjà été conseillère régionale sous l'étiquette Front national, avant de rejoindre le MNR (Mouvement national républicain) de Bruno Mégret. Trois partis différents mais un parcours homogène, avec les mêmes idées et un slogan : «Femme de droite, j'ai choisi d'aller combattre le socialisme là où il est installé.»
Michèle Morel a adhéré au FN au début des années 90 : la construction de la grande mosquée de Lyon la pousse dans la rue pour manifester. «Je me suis dit : l'avenir de ce pays est en train de se modifier.

Dans la rue, contre la Grande mosquée
On change la spécificité de ce pays. L'islam ne permet pas l'intégration dans la vie occidentale. J'étais une mère de famille très tranquille. Mais avec la grande mosquée, j'ai eu un réflexe de défense. Il faut s'impliquer, il faut réagir. J'ai adhéré au FN», affirme-t-elle.
Elle entre en politique avec détermination et pugnacité. En 1995, elle est sur la liste des municipales avec Pierre Vial, dont elle est la suppléante pour les législatives. Candidate dans le Canton nord face à Bernard Rivalta, elle est fière du score qu'elle atteint dans son bureau de vote : 40 % des voix. La preuve, pour elle, d'un bon travail de terrain et d'un bon travail de dossiers, que beaucoup lui reconnaissent. Elle devient Conseillère régionale en 1999 sous la bannière du Front national, reste élue mais suit Bruno Mégret au MNR. «Je ne le regrette pas, malgré la faillite. Jean-Marie Le Pen a été nécessaire : il fallait au parti un homme de cette trempe. Il a fait le bon constat sur l'immigration, la préférence nationale. Nous sommes un pays riche, mais les nouveaux immigrés ne doivent pas profiter de nos avantages comme les allocations, alors que des personnes âgées ont du mal à vivre. Racisme et démocratie sont deux mots qui me tapent sur les nerfs. Voyons les choses avec simplicité : quand on est chez soi, on nourrit d'abord ses enfants avant ceux des autres.», affirme-t-elle.

« J'étais nostalgique de Villeurbanne »
En 2001, elle vend son «bel appartement» de Cusset pour mener une liste aux municipales pour le MNR à Bron, où elle est aujourd'hui conseillère municipale.
Après avoir quitté le MNR en 2003, elle se rend en 2005, comme beaucoup d'anciens cadres du FN, à l'université d'été du MPF. Parti qu'elle rejoint, convaincue par son dirigeant Philippe de Villiers. «Le MPF est un parti de gouvernance. Nous voulons désendetter la France et protéger l'économie de proximité, les artisans, les PME/PMI». Et c'est à la demande du MPF qu'elle revient dans la ville. «J'étais nostalgique de Villeurbanne. Patrick Louis, le coordinateur, m'a dit qu'il lui fallait quelqu'un ici».

Laurence Loison
lloison@leprogres.fr


Ce qu'elle dit de ses adversaires

Ce qu'elle dit de ses adversaires
> Michèle Morel réserve toute sa hargne à la socialiste Pascale Crozon. «Pascale Crozon, députée de Villeurbanne ? Jamais !» affirme-t-elle sur son site internet. «Cette femme m'a beaucoup choquée, révoltée même. Sans faire de fausse pruderie, j'estime qu'elle a tenu des propos osés dans Lyon Mag sur la sexualité des Lyonnaises en juillet 2001, en faisant notamment la promotion de la sodomie. Une élue doit avoir une certaine retenue personnelle», affirme-t-elle.

> En revanche, elle affirme avoir des relations courtoises avec Henry Chabert. «Pour l'instant nous discutons de Villeurbanne. Ensuite, on verra. Je tiens fermement à définir mon projet et à promouvoir le MPF. Si Philippe de Villiers obtient 8 % à la présidentielle, et si je me maintiens à ce score, je pense qu'on intéressera du monde. Pour moi, les choses sont claires de toute façon : je suis une femme de droite, je suis là pour combattre la gauche et je ne peux pas avoir cinquante adversaires à la fois.»

 

 

 

 


MPF - Villeurbanne

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