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La France de tous les abandons
A l’heure où 630 cités, bientôt mille sont interdites aux règles républicaines, on vous a expliqué, tout au long des semaines de chaos vécues à l’automne, que la société française n’avait qu’à s’en prendre à elle-même. Après tout, si plus de 4000 voitures ont brûlé, c’est d’abord la faute au chômage, y compris pour les moins de 15 ans qui s’en sont donné à cœur joie dans ces quartiers, perdus pour l’Etat de Droit et la paix civile.
Les médias et l’ensemble des politiciens de gauche et de droite auraient dû assumer la situation, condamner et non justifier ces phénomènes qui ne sont que le commencement d’autre chose. J’ai cru, un moment, que nos dirigeants conviendraient enfin de leur échec. Echec en matière de politique immigratoire, échec des subventions et générosités financières colossales attribuées dans la politique de la ville, échec de l’intégration, échec des capacités de notre Pays à pouvoir offrir des logements, du travail à trop de monde. J’ai cru aussi qu’ils allaient prendre leurs responsabilités, dire la vérité, peut-être, Mon Dieu, que je suis bête !
Solidaires et unis dans un même combat, l’UMPS et divers autres, ambassadeurs d'une France de tous les abandons, ces maitres de la pensée ont alors expliqué que la France est une nostalgie résiduelle, la Turquie une chance, l’euro une réussite, la mondialisation une aubaine, l’immigration une aubaine nouvelle, les incendiaires des victimes, les casseurs des cœurs tendres, la société multi-culturelle notre destin. Les émeutes ? Une réaction logique des banlieues pour lesquelles on ne fait rien. Il faut effectivement reconnaître que les milliers de milliards attribués à cette politique dans ce qu’elle représente de plus large ne relèvent que de l’anecdote !
L’autre France qui souffre profondément et se sent humiliée par ce qu’elle voit et entend a déjà dit non le 29 mai 2005. Quinze millions de Français n’ont pas eu peur de la transgression. C’était la première réponse. « L’esclave dit toujours oui, seul l’homme libre dit non » a dit A. Malraux.
Elle dira non une deuxième fois : le 6 mai 2007. Avec Philippe de Villiers, Président de la république, la France sera bientôt de retour. Elle ne sera plus un interdit. Elle redeviendra un mot d’avenir pour les Patriotes.
M. Morel
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