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Lettre de Michèle Morel
Mai 2006
Nous nous souviendrons longtemps de cette fin de règne, absurde, scandaleuse, désastreuse pour notre Pays. Depuis quelques semaines nos « dirigeants » ont fait dégringoler la France de quelques crans supplémentaires. Nous sommes passés du politiquement correct au politiquement absurde, d’une mauvaise politique à n’importe quoi.
Plus grave encore, l’Etat abdique devant une coalition politico-corporatiste, manipulée par des agitateurs d’extrême-gauche où nous avons vu, en quelques jours, des scènes dont on ne saurait dire si elles sont tragiques ou abracadabrantesques. Pendant ces périodes incroyables, la France a subi la loi de hors-la-loi qui ont défi victorieusement les autorités légales et humilié les représentants du peuple souverain.
Des étudiants ont été privé de cours, se voyant interdire l’accès de leur établissement, des routes et des voies ferrées coupées. L’affaire Clearstream finira de nous écœurer, où nous voyons des prétendants à la fonction suprême de livrer une guerre sans merci offrant au regard du monde une vision pitoyable de la décadence de notre Pays.
La gauche est indignée, tous les ténors du pipo sont montés au créneau. Les journalistes jubilent, le papier se vend bien. Les nostalgiques des belles années Mitterand en appellent au retour de cette belle époque. Rappelez-vous : un président miné par la maladie qui ne gouvernait plus, sali par d’énormes affaires scandaleuses. Et puis 3 millions de chômeurs (deux fois plus qu’en 1981), promesses électorales non tenues, etc … mais la gauche reste « soudée » de bien belle manière, elle aussi. Son entourage lâchera des confidences sur le passé vichyste de leur chef et ses amitiés compromettantes. Toute la gauche ne parlait plus que de ça !
Une seule note optimiste dans cet immense gâchis : les Français n’ont plus peur de la transgression. La classe politique, déconsidérée, n’a plus de prise sur la majorité des Français ; la majorité présidentielle n’a plus de sens. Depuis le 29 mai dernier se dessine une Majorité populaire. Il faut donc que l’élection présidentielle soit le deuxième tour du référendum.
Nous devons refuser cette désintégration de la France ; nous sommes au point de retournement. Le retour de la France, de la vraie politique, des vrais choix. L’avenir appartient aux patriotes. Il n’y a pas de politique sans la nation.
Un seul homme politique parle ainsi aujourd’hui, c’est Philippe de Villiers. Alors, nous le suivrons, nous l’aiderons et nous lui ferons honneur.
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