Décidément, les europiomanes n'ont rien perdu de leur virulence depuis le 29 mai 2004 - Je suis frappée de cet acharnement thérapeutique à vouloir nous entretenir dans la culpabilité - Il est vrai que pour une Europe ultra libérale, parler des bienfaits de la mondialisation pour nos grandes entreprises, finit par influencer certains d'entre nous - Les incorrigibles partisans du NON, les fauteurs de trouble, les empêcheurs de tourner en rond - allez, je vais le dire = les irresponsables.
Et bien chiche ! Parlons économie et voyons qui a raison :
D'abord, qu'est-ce que pour vous l'Entreprise économique française ? Celle qui produit et produira de l'emploi dans l'avenir ? de l'économie locale ? le développement du savoir-faire français ? Ah, si vous répondez, les grandes groupes internationaux, je suis désolée mais vous avez tout faux !
L'économie (à ne pas confondre justement avec la finance, les super-actions, les transactions internationales, les sièges sociaux interplanétaires), l'économie donc, elle est près de chez vous. Elle participe à vos besoins de chaque jour = c'est la TOUTE PETITE ENTREPRISE (TPE) et la PME -
Regardez ces chiffres :
- 750 entreprises de plus de 1000 personnes
- 80 entreprises de plus de 5000 personnes
- 2 400 000 petites entreprises pour 4 millions de salariés
ces 2,4 millions de TPE représentent 96% des entreprises françaises
50% du PNB Marchand
61% des actifs non protégés
ELLES SONT LES SEULES A CREER DES EMPLOIS DEPUIS 20 ANS
Ces patrons là, proches de vous et des réalités de l'économie française, ont voté à 54% pour le NON au référendum du 29 mai et cette catégorie là d'électeurs a toujours été déterminante - Ce ne sont pas des anti-européens, ce sont des acteurs économiques français réalistes qui veulent, au contraire, une construction européenne sur des bases solides et dynamiques, c'est-à-dire démocratiques et pragmatiques :
- le changement radical de la politique économique, monétaire et commerciale européenne pour vraiment la mettre au service de la croissance et de l'emploi. Les TPE doivent être le fer de lance de cette politique,
- la restitution aux pays membres de nombre de compétences qu'ont accaprées les institutions communautaires, au mépris du principe de subsidiarité et parfois même des traités dont ces dernières sont censées être les gardiens,-
- le lancement de projets industriels, technologiques, environnementaux et culturels à la carte entre pays volontaires, pour enfin prmettre à ceux qui le veulent de mieux réussir à plusieurs dans le monde du XXI° SI7CLE.
La France doit compter sur ses très petites entreprises pour réussir l'Europe que nous souhaitons.